samedi 11 juillet 2009

Quand Babylone se mord la queue...


C'est une histoire de la technologie contre le capital...

Il y a eu le gramophone à manivelle et les gros disques en baquelite. Puis la platine à vinyls électrique, les 45 tours et une industrie du disque florissante. Et puis le numérique est arrivé...
C'était pour le recensement de la population suite à un afflux massif d'immigrants que les états-uniens ont élaboré les premières trieuses et tabulatrices numériques. Puis ils vendirent leur invention à Hitler (via IBM) pour assurer la logistique des camps de concentration et planifier des exterminations massives d'êtres humains. Les ordinateurs n'étaient alors que de grosses machines électro-magnétiques constituées de lampes qui attiraient les insectes et les "bugs" (insectes en anglais) étaient une cause de panne courante. Mais revenons à l'industrie du disque et à la numérisation des enregistrements analogiques. La matérialisation du son passa ainsi de l'enregistrement analogique à l'enregistrement numérique et nous voilà contraints de changer nos disques vinyls en disques compacts. Voilà enfin un disque plus compact et soit-disant de meilleure définition car pour vendre, il faut toujours proposer mieux. Moins de matière pour plus de musique et de meilleure qualité donc plus de bénéfices pour les industries. Et la consommation de musique est relancée. La technologie numérique, tel que son nom l'indique n'est constituée que de 2 chiffres: 0 et 1, sa logique est aussi simple que celle d'un interrupteur. L'artiste musicien, faux rebel au service de la production capitaliste, qui ne vit plus de ses représentations scéniques mais de ses enregistrements gravés sur disques et reproduits, peut désormais s'enrichir et se la couler douce à partir du moment où il assure à sa maison de disque les bénéfices colossaux qu'elle envisage. L'heure n'est plus à la dissidence révolutionnaire ou à la conscientisation des masses mais au produit commercial anti-cérébral. Tout est mis en oeuvre pour faire du disque un objet somptueux, clinquant, précieux et calibré autrement dit hautement matériel alors que son contenu ne l'est pas puisqu'il ne s'agit que de 0 et de 1. Voici comment la musique, un art volatile et éphémère par excellence est devenue une des mannes les plus juteuses de la production capitaliste. Alors que faire de tous ces disques une fois nos multiples étagères IKEA remplies ? En y regardant de plus près, il se trouve que le disque dur de notre ordinateur ressemble fortement à une platine à vinyls miniature et que le vulgaire disque compact sur lequel est enregistré notre album préféré de Johnny est un disque dur sans diamant. De plus, étant donné la capacité de stockage inégalable de ce disque dur, pourquoi ne pas y enregistrer toute la musique que j'aime voire même celle que je ne connais pas afin de savoir si je l'aime ? C'est l'arrivée du mp3, un format audio léger permettant à la musique, cet élément aussi libre que l'air, de circuler gratuitement et librement du cd à l'ordinateur et de l'ordinateur à internet. Voilà soudain une arme de destruction massive qui pète à la gueule des industries du disque. Une chute libre des ventes de cds et une augmentation de leur prix de plus de 50 %. Avec le mp3, le cd passe à la trappe. Les maquereaux de la musique et leurs artistes prostitués ont vu leur business débandé à la vitesse du son. Un renversement de situation unique dans l'histoire de la marchandisation de l'art. Alors que le disque vinyl était de loin le support le plus extraordinaire dans la conquête de la matérialisation sonore, les fanatiques du marché se sont "auto-enculés" en voulant pousser plus loin la logique bourgeoise de l'innovation technologique et spéculative. La musique, quoi qu'on en fasse, n'a pas la vocation d'être matérielle et son aura n'est pas chiffrée. Son message "vole dans le vent" comme dirait Dylan...


Dans la tentative ridicule et autoritaire de "punir" la délinquance numérique qu'elle a elle-même engendré et incité en légalisant l'informatique domestique et avec elle l'internet à tous les étages, l'état capitaliste, à la solde des industries du disque, essaye en vain de faire voter une loi interdisant les téléchargements "illégaux" de fichiers mp3. C'est comme quand ce même Etat hypocrite autorise les ventes d'armes et puni les crimes qui en découlent. Quand les lois cesseront d'être votées pour arranger les affaires des plus riches et condamner la résistance des plus pauvres, alors seulement nous pourrons les considérer valables et dignes d'être respectées. Nous cesserons de vivre dans un pays totalitaire le jour où il n'y en aura plus que pour les pilleurs d'âmes et leurs charlatans complices.

Tant que des Benabars ou des Aznavours ouvriront leur gueules fétides de miauleurs consensuels et décervelés par leur amour de l'argent et des médailles pour soutenir une loi qui leur permettra de manger un peu plus de caviar et d'avoir un peu plus de groupies hurlant leurs textes de mauvaise foi dans des concerts de charité populistes, je continuerai de télécharger allègrement, et avec toute ma conscience politique en sus, la discographie complète de Georges Brassens ou de tout chanteur contrebandier digne de ce nom...

VM.

samedi 27 juin 2009

Black Peter Pan



A 50 ans, Mickaël Jackson est devenu Peter Pan.

"Grandir est contraire au règlement" disait Peter Pan, le personnage du livre de Sir James Matthew Barrie. C'est à cause de tous ces défauts adultes, apportés par le temps impitoyable, que Peter Pan refuse de grandir: ce serait pour lui une dégénérescence. Seul Peter Pan est immuable dans ce monde, il est l'éternel maître du jeu, il est le jeu lui-même.

L'heure est aux larmes de crocodile. C'est désormais aux vautours de faire leur travail de charognards en criant au génie après avoir cloué "le maître du jeu" au piloris de l'ignominie jusqu'à ce qu'il en crève. Place aux journalistes faux-culs et aux Maisons de disque affairistes. Personnellement, je ne leur lâcherai pas une tune...

Il est mort comme est mort le rêve américain. Il est une allégorie de l'Empire décadent. Les temps flamboyants du "show must go on" à l'américaine sont révolus...
Le rêve est désormais brisé. Le mythe est définitivement rompu.

Longue vie aux tam-tams du maître pop et longue vie à la négritude de son génie! Puissent son chant et sa danse évoquer au monde entier les souffrances de la traite négrière. Puisse son talent d'éternel enfant dévoiler l'imposture blanche d'avoir mis un "demi-nègre" à l'affiche de leur nation coloniale mafieuse. Puisse sa décomposition physique être la preuve irréfutable de son innocence et de sa sincérité. Pour plaire au monde entier, aujourd'hui autant qu'hier, il faut être blanc et avoir des traits fins. Bâtir un monde féérique tout autour de soi, c'est fuir le monde réel et refuser sa mortalité autant que la cruauté dont l'occident fait preuve à l'égard des pays pauvres. A l'image d'une statue de la liberté qui ne représente plus rien d'une nation impérialiste entièrement corrompue, Mickaël Jackson, qui n'avait pas la rigidité du marbre mais la sensibilité d'un amoureux de l'espèce humaine, a été dévoré de l'intérieur et de l'extérieur par les pillards du cauchemar américain, l'entourage familial d'abord puis par tous ces noirs américains devenus plus blancs que les suppôts blancs du billet vert, dont ils sont obligés, pour s'enrichir, de graisser les pattes suintant le sang de leurs ancêtres esclaves enchaînés par centaines dans les cales des navires européeens.

"Do you remember the days of slavery?" (Te rappelle-tu le temps de l'esclavage?) chante Burning Spear à tous les afro-américains.

Black Peter Pan is free. l'esclave du système blanc a brisé ses chaînes. Longue vie au Peter Pan noir!

Et une canette de coca dans le cul d'Oncle Sam.

VM.

lundi 2 mars 2009

YAB & l'agriculture


"Moi j'adore les agriculteurs", nous dit Yann Arthus-Bertrand (alias YAB) qui, comme on l'a appris précédemment, aime tout le monde afin d'être aimé de tous, "ce sont des gens qui ont un métier difficile, qui se sont certes trompés au sujet du développement durable mais ce fut le cas de presque tout le monde." Car même Dieu, dans sa grande miséricorde, n'était pas au courant qu'il pouvait y avoir un développement durable dans un monde fini aux ressources limitées, c'est vous dire à quel point notre YAB est messianique...

"Aujourd'hui, il faut repenser l'agriculture. Quand tu traverse la France, tu t'aperçois que c'est à 60 % des terres agricoles. C'est important les agriculteurs, rien que pour le paysage!" Mais ce défenseur de la Terre sait-il ou bien nous cache-t-il (à travers sa toute puissance médiatique) que l'agriculture est à elle seule un désastre écologique? Lorsqu'il caresse les agriculteurs dans le sens du poil, est-ce pour leur vendre du développement durable ou les remercier de lui avoir permis de faire de si belles photos de leurs champs vus du ciel?

Peut-être bien les deux.

Sur l'une de ses affiches imposées aux écoles de la nation, on peut lire: "L'homme a totalement modifié les milieux naturels de la planète. La nature sauvage n'existe quasiment plus." Est-il sérieux? Faut-il remercier ses amis agriculteurs ou ses amis industriels?

Peut-être bien les deux.

Mais voilà ce que dit de l'agriculture le philosophe anarcho-primitiviste nord-américain John Zerzan dans son pamphlet intitulé "L'agriculture, le moteur démoniaque de la civilisation": "Le fermage créa le potentiel pour une destruction environnementale rapide et la nouvelle domination de la nature a déjà commencé à transformer ce vert manteau qui recouvrait les lieux de naissance des civilisations en zones stériles et sans vie." Et il ajoute:"La désertification, ou la perte des terres dues à l'agriculture augmente régulièrement. Chaque année, de par le monde, une zone équivalente à deux fois la Belgique est recouverte par les sables." Mais sur une autre affiche concernant la biodiversité YAB ne semble pas du même avis car il glorifie la domestication de la nature: "Notre espèce (humaine) s'est développée grâce à son association durable avec nombre d'animaux et de plantes, grâce à cette biodiversité domestiquée à l'origine de la révolution agricole et de toute notre civilisation." "biodiversité domestiquée" ou "développée" et "durable". Voici ce que YAB et ses "amis" essaient de vendre à nos enfants (et à nous même) : le dogme de "la-nature-esclave-de-l'homme-jusqu'à-son-épuisement" que ses amis intégristes de la croissance ont doucement intitulé "développement durable". Une formule irréprochable et trop équivoque pour être discutée.

VM. (Extrait d'un projet de bande-dessinée sur Yann Arthus-Bertrand)

lundi 13 octobre 2008

A l'Education Nationale...


Pourquoi met-on les enfants à l'Ecole lorsqu'ils ont soit-disant l'âge d'y aller?

Pour leur apprendre à se sociabiliser, pour leur inculquer l'altruisme et la vie en collectivité, d’accord. Puis pour leur enseigner la lecture et l'écriture, les fondamentaux de l'intégration au monde "civilisé", très bien.

En effet, un être humain ne sachant ni lire ni écrire deviendra inéluctablement la victime d'un système qui broie le faible et l'ignorant. Tout comme ont été broyé les natifs nord-américains par les envahisseurs blancs les expropriant du terreau de leurs ancêtres par des décrets arbitraires. Honte à l'homme blanc et à sa soif de domination prosélyte qui, pour optimiser son règne, est sur le point d'anéantir ceux qui pourraient encore lui parler de sa banqueroute, les derniers peuples primitifs de la planète.

De quel droit obligeons-nous, forçons-nous les enfants à aller à l'Ecole? Pour leur enseigner les rouages d'une civilisation vouée au chaos? Est-ce parce que l'homme "civilisé" ne peut concevoir sa propre scolarité comme une catastrophe sur les plans de son autonomie de pensée et de sa liberté individuelle qu'il impose, et par tous les moyens, à ses propres enfants, la méthode collectivement employée pour faire d'eux les meilleurs consommateurs de biens matériels inutiles.

Les enfants appartiennent-ils aux parents? Tout comme une femme ou un homme marié est-il le ou la "propriétaire" légal(e) de son conjoint ou de sa conjointe? Lorsque celui-ci ou celle-ci va "ignoblement" assouvir ailleurs son appétit sexuel (parfaitement naturel) , ne brise-t-il pas ce que l'on pourrait considérer comme une propriété privée réciproque? La loi (non naturelle) de la propriété privée (instauré et imposé par l'homme civilisé au reste de la planète afin de satisfaire ses pulsions prédatrices et dominatrices), a tellement envahit les psychologies occidentales qu'elle en a déteint sur la vie de famille. Plus on est riche, plus on devient propriétaire, plus on devient égoïste et craintif, plus le voisin qui s'enrichit devient dangereux, plus un peuple entier se complaît aveuglement dans un consensus populaire individualiste et sécuritaire.

Quel beau merdier!

Les enfants ne sont-ils pas capables de réfléchir? Ne sont-ils pas capables de comprendre par eux-même qu'il vaut mieux savoir lire et écrire pour appartenir plus facilement à leur environnement direct quand celui-ci en fait usage? La meilleure solution est-elle vraiment de les enfermer pendant des années pour cela? La sociabilisation d'un individu n'est-elle pas innée? Un enfant qui ne va pas à l'Ecole est-il voué à l'échec social voire à la mort existentielle? Est-il condamné par la nature s'il n'est pas conforme aux critères académiques, arbitraires et étatiques martelés à longueurs de journées par le bras "formateur" du pouvoir en place, l'Education Nationale?

Un enfant qui vient de naître est-il aussi brouillon et imparfait qu'on veut bien nous le faire croire au point qu'il faille aussi vite l'enfermer dans des cellules collectives pour lui apprendre ce qu'est la vie? A ce propos, les programmes scolaires sont-ils indiscutables? Pourquoi les enfants n'ont-ils pas le droit de décider de ce qu'ils doivent apprendre? Parce qu'ils deviendraient automatiquement les fondateurs d'une société nouvelle où leurs libertés de penser et d'agir balayeraient les prisons idéologiques actuelles dans lesquelles ils sont confinés. Voilà ce que je crois.

Cette trouille des élèves savamment orchestrée par les adultes leur empêche toute rebellion. La parole de l'enseignant ne peut être contesté car l'autorité est le fondement du dressage. Hors, depuis que je suis sorti de l'Ecole, la vraie vie m'a apprise que toute information est discutable et qu'aucune autorité n'est légitime pour me l'imposer (même par la gégène). Aurait-on peur de confier leur avenir aux enfants?

Le plus inouïe c'est qu'à l'école on apprend tout sauf à vivre. Un être humain en fin d'études (après plus de 20 ans de dressage quasi quotidien) sait-il bien se nourrir ou se soigner? Connaît-il un minimum les vertus sanitaires des plantes sauvages qui bordent les chemins? Est-il capable de s'auto-alimenter en cultivant la terre, en élevant quelques volailles ou en pêchant dans une rivière voisine au cas où l'industrie alimentaire ne pourvoirait plus à ses besoins vitaux? Saurait-il construire son propre habitat dans le respect et l'harmonie par la connaissance de la nature qu'il l'entoure avec des moyens plus écotechniques que financiers au cas ou ses gains d'argent ne seraient plus suffisants? En réalité, il ne possède aucune autonomie malgré toutes ces années d'enseignements. Observez les candidats de l'émission de télé "Koh Lanta" et vous pourrez constater à quel niveau d'autonomie l'homme autoproclamé "développé" est descendu. N'importe qu'elle catastrophe écologique à venir le plongera malheureusement et immédiatement dans un état de désarroi et de dépendance total.

Alors pourquoi coupe-t-on les enfants de la nature et des animaux sauvages dès leur plus tendre enfance en les cloisonnant dans des immeubles bétonnés aux fenêtres barrées et desquels ils ne peuvent sortir que lorsque retentit la cloche?

Un enfant qui ne va pas à l'école est-il dangereux pour la société civile? L'école n'est-elle pas la première étape afin de mieux asservir et contrôler une population? En bridant nos enfants, ne nous prive-t-on pas d'un monde meilleur?

Les discriminations prennent leurs racines à l'école. Celle-ci prend le relais de la société de consommation dont les valeurs sont basées sur la possession, la propriété privée et le mépris de celui qui ne possède rien et qui, de ce fait est exclu de l'école. L'exclusion matérielle de tout être humain du monde capitaliste le conduit irrémédiablement à renoncer à son intégration pour mieux préparer son insurrection. L'un des plus grand tort de l'aristocratie est de ne pas écouter de rap conscient.

Pouvez-vous me dire pourquoi la majeure partie des enfants n'a-t-elle pas envie d'aller à l'Ecole? Ca ne vous désole pas? N' y-a-t-il pas du sadisme quand on force des enfants à se rendre tous les jours dans un lieu où ils ne veulent pas aller et en les humiliant systématiquement lorsqu'ils ne s'intéressent pas aux sujets qui leurs sont imposés? Et cela jusqu'à ce qu'ils soient lobotomisés au point de ne plus savoir qu'ils ne savent que ce que l'on a voulu qu'ils sachent.

Un groupe d'enfants autonome est-il incapable de faire la part entre le bien et le mal? Quand bien même il en définirait ses propres valeurs, seraient-elles plus mauvaises que celles des adultes dont les médias nous font si bien le relais?
Les enfants sont hautement capables de savoir ce qui est bon pour eux et ce qui ne l'est pas. Aussi pourrie soit devenue cette civilisation, pourquoi ne pas avouer son échec? (je sais, c'est trop en demander à l'être humain qui ne sait pas admettre ses défauts pour mieux les surmonter: il suffit d'écouter parler un technocrate pendant 3 minutes pour s'en rendre aisément compte) Alors nous pourrions permettre aux nouvelles générations (pour l'instant abruties de consommation et de compétition) de construire leur propre civilisation sur des bases saines épurées de l'haleine putride et pestinentielle de tout ces fabricants d'armes de destructions massives (au sens propre comme au figuré), actuellement et depuis trop longtemps au pouvoir.

Entre un enfant en bas âge et n'importe quel adulte, quel est celui qui est le plus attiré et respectueux de la nature et des animaux? Quel est celui qui intègre le mieux les notions fondamentales de la vie en société que sont l'égalité, le partage, les valeurs morales, la sincérité, l'honnêteté, la fraternité, le respect, la liberté, etc ...?

Si les enfants sont à ce point "canalisés", "bridés", "formater" dès leur plus tendre enfance et ce dans la totalité des pays dits "développés" ainsi que dans beaucoup d'autres , c'est que leur fraîcheur d'esprit, leur clarté originelle et spirituelle et leur pureté morale les rends beaucoup trop subversifs face à une nation d'adultes maîtres qui craque de toutes parts.

Dans "Avertissement aux écoliers", Raoul Vaneigem écrit : "Apprendre sans désir, c'est désapprendre à désirer." Et il ajoute :" Seuls ceux qui possèdent la clé des champs et la clé des songes ouvriront l'école sur une société ouverte."


VM.

lundi 1 septembre 2008

Monsanto
President du Monde !!


Pourquoi élire des humains pour nous diriger? Pourquoi faire? Un humain qui dirige d'autres humains, vous trouvez ça normal peut-être? Si on regarde bien, un élu abuse toujours du pouvoir qu'on lui octroie. Non, petit rectificatif : un élu en vient toujours à abuser du pouvoir que ses amis les gros patrons lui ont généreusement octroyés ... Faut pas exagérer ... Le peuple a-t-il seulement le choix de son bourreau? ...

Avez-vous déjà été satisfait d'avoir voté? Croyez-vous sincèrement que votre vote peut changer votre échec personnel en réussite sociale? Que votre nouvel et bel élu va enfin vous prendre par la main et vous guider vers le salut? Tous des salops, vous vous dites dans un élan de révolte irrévérentieux.
NON! Tous des humains! je vous réponds. Car c'est le pouvoir qui les transforme en salops. Depuis des siècles, il est maintenue scrupuleusement par une élite qui veut à tout prix conserver ses privilèges exponentiels et exclusifs. Il faut se rendre à l'évidence : la Révolution Française et la Commune n'y auront pas suffit, le peuple de France semble désormais résigné à boulotter les poubelles de l'aristocratie oppulente.

Soyez rassurés, j'ai trouvé la solution à tous vos soucis...

Fini les vieilles prostates. Aux chiottes les Yachts de Bolloré. Terminés les interminables discours soporifiques à l'heure de la blanquette et du picrate. Aux oubliettes le soldat inconnu mort pour un état impérialiste alors qu'il aurait pu vivre heureux. Aux tapins les premières dames de France anorexiques à qui nous suons de nos labeurs des torrents de diamants suintant le sang des génocides africains ...

Soyez généreux, Messieurs-Dames, élisez
Monsanto!! Abandonnez-vous aux Multinationales. Offrez enfin une chance aux entreprises transcontinentales de contrôler vos vies totalement, de vous dicter la marche à suivre. Laissez-vous subjuguer par ces puissances invisibles auquelles vous êtes déjà soumis. Enfin, ayez le courage d'assumer votre petite vie bien réglée par votre dépendance généralisée. Savez-vous au moins planter des choux? Non, alors laissez-vous aller ... Tout ira pour le mieux.

Votez
Nestlé! Votez Carrefour! Votez Veolia! Votez Total-Fina! Votez TF1! Votez EADS! Votez Sony! Votez Coca Cola! Votez Windows! Votez Monsanto! Votez Biocoop! Votez pour toutes ces florissantes entreprises gargantuesques qui vous ouvrent les bras. Achetez votre eau et payez-là en 100 fois sans taux d'intérêts variables. Achetez le journal et la télé qui vont ensemble. Offrez-vous tout ce que votre voisin n'aura jamais parce qu'il est trop con pour savoir que le dernier 4x4 ne pollue pas et fait du bien aux ours polaires.

Votez pour la vie, la vraie!


VM.

lundi 25 août 2008

"Comme un arriere gout de pisse planetaire."


Tout est parti de là.

D'une profonde amertume et d'un "arrière goût de pisse" généralisé si bien décrit par l'humoriste "terroriste" Dieudonné. Tout peut être remis en question et il en est de même de sa propre existence. Je me sens rejoindre le coeur de cette jeune femme qui, lors d'un rassemblement autour d'Albert Jacquard, disait qu'il était difficile de se défaire de tant d'années d'endoctrinement. Qu'il était difficile de plier tous ces barreaux qui nous emprisonnent autour d'une pensée unique et conformiste. Tout ce que la télévision, la radio, les magazines, la publicité, l'enseignement public, les guignols du show-business ont introduits et poursuivent à introduire avec acharnement dans nos cerveaux est au minimum à remettre en doute et au mieux à jeter aux ordures de la propagande.

Il faut se rendre à l'évidence: l'humanité a fait fausse route. La théorie "TINA" (There Is No Alternative) de Thatcher et de tous les fanatiques de l'économie est un mensonge de plus pour faire avaler au peuple candide la pilule de son asservissement aux puissants de ce monde.

Nous n'aurions pas d'autre choix que de nous tromper. Bon sang mais c'est bien sûr ! Quel est le sens de la vie et de son évolution si en plus de nous empêcher de progresser on nous oblige, par une propagande acharnée, à régresser jusqu'à l'ignorance et l'anéantissement de nos rêves? La hiérarchie est le terreau de la corruption. Se croire au dessus d'un autre vivant (plante, humain ou animal) est une dérive de l'esprit humain. Il n'y a ni maîtres, ni patrons, ni chefs que dans la tête de l'esclave et du soumis. Il a été dit que bons nombres d'esclaves noirs libérés lors de l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis n'ont pu supporter la liberté et sont retournés chez leurs maîtres pour les supplier de les reprendre. Ca n'est que du conditionnement et du bourrage de crânes.

Chacun de nous a le devoir intrinsèque, sous peine de s'éteindre à l'image d'un zombie errant dans les limbes du déclin, de cultiver sa lutte intérieure en offrant à son esprit le bonheur de sa propre révolution.


VM.